Bien sûr qu'ils ont raison (Renault-Oyak a fabriqué des R12 en Turquie jusqu'en...1999 (sous le nom de Toros pour les dernières versions)).
Si c'est un peu moins vrai pour les véhicules individuels comme la 12, la 9, la 21 (également fabriquées en Turquie), produire des minibus sur des bases identiques depuis longtemps éprouvées, a du sens. En effet, pour sillonner le pays (il y en a vraiment partout), sur des distances courtes (disons jusqu'à 30 km ; maxi 50 km), nul besoin de grand confort, et de dispositifs sophistiqués d'aide à la conduite (irréparables en rase campagne) ; pas besoin non plus de performances de folie pour ce type de moyen de transport où fiabilité et simplicité doivent rester le mot d'ordre.
Alors même si la consommation (ce sont tous des Diesels), et les émissions de particules ne sont pas au top de ce qui peut se faire de nos jours, un prix d'achat raisonnable et la possibilité de pouvoir se faire réparer par n'importe quel garage au fin fond de l'Anatolie, sont de sérieux arguments. En termes d'usage pur, un véhicule très moderne ne fera pas mieux, ni ne sera beaucoup plus rapide sur la majorité des parcours.
Au final c'est "bon pour la planète" (pas de composants électroniques fabriqués en Chine, pas de batteries de traction ni de terres rares), etc...
C'est jute moins bon pour le commerce international...

PS : Lors d'un premier voyage en Turquie (j'ai dû y aller 7 ou 8 fois), on est étonné par ces fameux Dolmu$ : on les prend où on veut (il suffit de lever le bras pour qu'ils s'arrêtent), et on descend où on veut (même si ils ont des arrêts prévus sur leur parcours).
On a l'impression qu'ils circulent opportunément et qu'ils "ramassent" les passagers qu'ils trouvent, mais il n'en est rien : ils suivent des trajets précis, sur des lignes bien déterminées.
Le Dolmu$ est le meilleur moyen d'être en contact avec le peuple Turc
Petite anecdote : un jour on prend un Dolmu$ depuis un bled proche d'Antalya pour aller visiter le théâtre d'Aspendos, pas très loin.
Le minibus s'arrête au milieu de nulle part et embarque un type d'une 60 aine d'années qui prend place sur la banquette devant nous.
Au bout de quelques minutes, le type se retourne et nous dit dans un très bon Français : "
Vous êtes Français ?"
Forcément on lui répond que "
Oui", et il enchaîne :
"
Je connais un peu la France : j'y ai travaillé longtemps ; vous venez d'où ?"
On lui indique la région et la grande ville la plus proche (Rouen) ; il nous demande : "
Où ça exactement ?"
Nous donnons le nom du village, et gars nous dit :
"
Oh mais je connais bien : tous les matins je prenais le bac à ..." (ville d'à côté)
Le monde est petit.
Il y a 25 ans la Turquie était encore un pays vraiment laïc et seule la région de Gümü$ahn, bien que pas extrêmement dangereuse, n'était pas conseillée aux touristes. Désormais, je ne sais pas si je serais tranquille au marché Egyptien à Istanbul, sans parler même parler du Grand bazar...
Dommage car c'est un beau pays et les gens des campagnes y sont gentils et accueillants pour peu que l'on sache se tenir.
A l'époque je portais la moustache : je ne compte pas les fois où l'on m'a adressé la parole en Turc

: les types ne comprenaient pas pourquoi je ne parlais pas la langue... Dans un petit hôtel loin de la foule Allemande qui sature Antalya, les serveurs m'avaient surnommé Mehmet (vrai !!!)
Que des bons souvenirs (et à Chypre Nord, côté Turc), même chose
