Hier en testant le visco par une température plus "nordiste", j'ai fait une rencontre du premier type
Une route de campagne déserte
Une voiture me rattrape (elle a eu du mal

), je serre à droite, elle me dépasse.
50m devant elle met ses 4 clignottants et freine en restant au milieu de la route
Un mari jalou, un frustré, un concurent, un anti-renault .... mais pourquoi j'ai pas gardé dans la cabine ma grosse clef à molette
"bonjour Msieu, excusez moi de vous arreter mais je suis ancien militaire à la retraite. Je me suis occupé d'un dépôt rempli de Jeanettes et j'ai même pas une photo
J'habite à 500m , vous voulez bien me suivre pour que je fasse des photos ? "
Comme vous vous en doutez, je ne suis pas resté 5 minutes
plein de questions de ma part et plein de souvenirs de la sienne.
Il est passionné de miniatures et il va se lancer dans le Torpedo et l'ambu mais en format 1/72 (si j'ai bien suivi).
Il n'est pas "internet" donc peu de chance qu'il nous lise ou qu'il nous montre
Il était le chef d'un dépôt et devait maintenir en état de marche une flotte de véhicules destinés à la réserve.
les véhicules devaient en cas de mobilisation et rappel de la réserve reprendre la route.
Principalement des Torpédo (2067ABL) et ambulances.
- les batteries (4 x 6volts) étaient stockées hors du véhicule
- le plein d'essence était fait et remplacé au bout d'un an
- les vidanges étaient faites tous les 4 ans
- chaque véhicule devait rouler 10km par an
Ils ne stockaient pas de véhicules radio comme le mien.
Mais il confirme qu'en caserne et en manoeuvres, les moteurs restaient en marche de longues heures pour charger les batteries .... et réchauffer les miliciens endormis
Ce qui explique l'usure des moteurs des Torpédo qui affichent seulement 8000km au compteur
Il serait donc intéressant d'ouvrir un moteur d'un simple transporteur de troupe ou d'une ambu pour comparer
Étonnamment, ils n'avaient pas particulièrement de problème avec les composants hydrauliques du freinage.
Dès que le Chef avait le dos tourné, les miliciens s'amusaient à grimper les talus et a tester les freins "à celui qui frotterait les queues de cochons sur le bitume"
C'est grace à ces dérives qu'ils se sont aperçus que des tambours explosaient
Apparemment, un défaut de fabrication existait.
ils devaient lors des contrôles pulvériser un produit sur l'extérieur du tambour pour détecter une fissure.
Au début ils les remplaçaient puis rapidement ils sont tombés en rupture de stock.
les véhicules défectueux étaient alors tractés en dépanneuse vers un parc de stockage.
Ils n'en sont jamais revenus (ferraillés

).
Avec la fin du service militaire obligatoire et puis de la diminution du cadre de réserve, les besoins en véhicules ont fortement chuté.
ces dépôts ont donc disparus et les véhicules ont été démobilisés (entre 1990 et 1992 si sa mémoire est bonne).
fin de l'histoire
J'espère le revoir pour lui poser d'autres questions.
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