Merci Claude. J'avais raté quelques épisodes.
C'est donc un Bernard Moteur ! Suivant qu'il a été construit avant 1939, certaines pièces ont été fondues à GIVET et à la venue de la guerre, la fonderie s'est rapatriée à SAINT-SATUR (Cher), à l'usine comme disaient ici tous les habitants. La vedette était le W110. Rachetée dans les années 80 par Renault, la fonderie de fonte et d'alu (fabrication des jantes en aluminium - FASS = Fonderie et Ateliers de Saint-Satur) a périclité, fait faillite. Reprise par un groupe chinois TWO CAST BERRY (siège social en France) elle a fermé définitivement en 2010. Dans les années 50/60 elle employait 350 ouvriers pour finir à néant. Quelques souvenirs de cette maison car mes parents, comme tout le monde ici y œuvraient. Mon père était conducteur du directeur de la fonderie et conduisait matin et soir le car des ouvriers. Au début un Saurer, puis un "chausson nez de cochon" avec une petite lunette à l'arrière et puis un autre plus moderne, la 4 CV Renault peinte en jaune avec sur les portières avant d'un coté en noir une écrémeuse, de l'autre le W110, le tout surmonté d'un " BERNARD-MOTEURS" en lettres rouge. Il y avait aussi une ambulance (qui ne démarrait jamais - pas de batterie) un HY peint en blanc avec un cloche à la place du deux tons, un autre HY bon à tout faire - Un petit tracteur à chenilles, deux camions bennes Ford remplacés par deux U55. Par la suite une 2 CV à la place de la 4CV (déjà la décadence). Il doit me rester le carnet d'entretien du car, mais où? L'usine est maintenant pillée (plus la moindre trace de cuivre où de zinc) et dans un état pitoyable.

Fin de carrière de la 2CV contre une SIMCA 1100 = match nul.

Chaine alu

Coulée fonte

Le hall de fonderie à l'abandon.

Les "vieux bureaux"

Une des plus belles œuvres d'art qui vient d'être sabotée par un âne bâté (et encore le mot est faible)
Et Merci WILLY : Je crois déjà l'avoir radoté, la Messerchmitt était celle de mon contre-maître (elle était crême) lorsque étudiant, je travaillais en stage en 1967 à l'usine "SIEMENS & HALSKE" à AUGSBURG, à deux pas de l'usine MESSERCHMITT (Werk Zwei - usine n°2) où en 1942 un ouvrier bien connu de toute la France y travaillait : Georges MARCHAIS.