MARCO JM a écrit:
Comme par hasard, l'histoire se répète en 1939 / 40 quand l'armée allemande contourne la Ligne Maginot par les Ardennes pour envahir la France. Mais personne n'y avait pensé, coté français, éventuellement, qu'il y avait une " faille ".
La question des Ardennes est explicitement posée pour la première fois lorsque le général Weygand devient, en 1931, vice-président du Conseil supérieur de la Guerre.
Certes, en 1934, le maréchal Pétain déclara devant la commission de l’armée du Sénat, le 7 mars :
« Les forêts des Ardennes sont impénétrables si on y fait des aménagements spéciaux. Par conséquent nous considérons cela comme une zone de destruction. Ce front n’a pas de profondeur, l’ennemi ne pourra pas s’y engager. S’il s’y engage, on le repincera à la sortie des forêts. Donc ce secteur n’est pas dangereux »."
Des aménagements furent réalisés (maisons-fortes, casemates, ...) mais insuffisamment en nombre et en qualité.
En 1938, le général Prételat décide d’organiser avec tout son état-major un exercice « de cadres » qui apparaît comme une réflexion actualisée des travaux précédents, de Weygand à Bourguignon
Six mois après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, le général Weygand fait reprendre l’étude de la question des Ardennes en lui donnant une importance beaucoup plus grande que l’année précédente.
Etude sur cette question des Ardennes du Colonel Bourguignon en 1937/38.
En 1938, le général Prételat décide d’organiser avec tout son état-major un exercice « de cadres » qui apparaît comme une réflexion actualisée des travaux précédents, de Weygand à Bourguignon.
Le lien avec cet article intéressant :
https://books.openedition.org/septentrion/7346?lang=frLa surprise de la percée de Sedan, l'insuffisance de la défense dans cette région, les meilleures troupes engagés dans le plan Dyle/Breda en Belgique, le manque de réaction rapide (les concentrations de Panzer dans les Ardennes avaient été prises en photos par deux avions français), et l’usage dispersé des divisions cuirassées françaises mal soutenues par l’aviation lors des contre attaques, expliquent que les effets de la faute stratégique initiale n’aient pas pu être corrigés et la brèche « colmatée ». La doctrine de l’état-major français était basée sur la défensive et peu de leçon n’avait été tirée du début du conflit en Pologne en septembre 1939.